La « lettre du moment » par Michel Mourtérot
En ces jours d’automne, la Troupe du Théâtre des Loges se trouve comme dans une douce et tranquille jachère…
Cependant, sachez que dans nos murs, des comédiens de la maison, rejoints par quelques nouvelles recrues, répètent… Ils s’attaquent à L’Illusion comique de Pierre Corneille. C’est au milieu du printemps deux mille vingt-six que leur chantier devrait aboutir. Nous les y encourageons et vous tiendrons au courant de leurs avancées. D’autre part, les 6 et 7 mars, nous aurons le plaisir d’accueillir William Rainaud et ses musiciens, pour un concert « folk rock de chambre »… Un instant musical doux et feutré, apaisant, très prometteur…
Par ailleurs, peut-être le savez-vous, nous avons devant nous une grande lutte à mener : celle d’empêcher la destruction du Théâtre des Loges, décidée, sans concertation, par la mairie de Pantin. Le temps est venu de nous organiser, de choisir les moyens à mettre en œuvre pour que ce triste projet soit abandonné ou revu de façon intelligente. Quelle bêtise, quelle honte, quelle tristesse ce serait que d’abattre ce lavoir du XIX ème siècle, témoin d’un passé si palpable, qu’il porte en lui, c’est indéniable, un avenir à pâte humaine. Dans ce Grand-Paris qui en est déjà tellement privé, peut-on laisser disparaitre un pareil lieu ? Non, ce petit théâtre de quartier, accueillant, chaleureux, doit demeurer.
Dans cette bataille, nous aurons besoin de tous les cœurs. D’ores et déjà, nous vous savons gré de l’œil attentif que vous saurez garder sur nous en revenant régulièrement ici, sur notre site. Et si nous disposions de votre adresse email, nous ne manquerons pas de vous informer, de vous solliciter prochainement.
Enfin, si pour nous aider à mener efficacement notre lutte, si vous aviez des conseils ou des consignes à nous donner, des contacts à nous recommander, si vous êtes une femme ou un homme de loi, des médias, un élu attaché au « spectacle vivant », au patrimoine, un architecte qui pourrait travailler à un « contre-projet », n’hésitez pas à nous faire signe. En attendant, sachez que nous gardons la joie. Rien ne peut nous ôter l’envie de continuer d’agir pour le Théâtre Populaire. Nous continuons de nous amuser, nous continuons d’écouter Monsieur Jean Vilar.